En verge et contre tout

31 Juil

 

JE SAIS.

Ça pourrait paraitre prétentieux mais je sais enfin toute la vérité sur les Hommes.

Parfaitement. La vérité m’est apparue, comme ça. Evidente comme Paris Hilton émechée et sans culotte (l’héritière hein pas moi. Je sais me tenir. Et puis on m’a toujours dit: « Mets une culotte propre tous les matins, quand tu te retrouveras à l’hosto parce que t’as eu un accident de voiture tu seras moins gênée. Bref. On digresse là).

Je disais la Vérité.

A savoir, un truc qui m’a toujours tracassée. Prenons un homme lambda.

Observons attentivement son comportement et surtout celui de ses mains. Ses jolies mimines qui ne se contenteront pas que de caresser une barbe de trois jours soigneusement entretenue parce que c’est hype mais qui, forcément, s’évaderont un jour ou l’autre plus ou moins discretement à l’assaut de son service trois pièces.

L’homme, c’est pas comme l’informatique, c’est AUTOMATIQUE. L’homme se touche la bite.

Sans occasions particulières croit-on. Comme une espèce de TOC universel et uniquement mâle.

Ca c’était avant.

Femme ignorante que j’étais.

Et puis le monde a changé de visage.

J’ai eu une bite.

Enfin, son substitut virtuel le plus évident en dehors du sextoy, je vous vois venir.

Un smartphone.

Ce n’est pas juste un téléphone.

Ce n’est pas juste quelques centimètres.

C’est un concentré de toutes les relations sociales possibles. Les entrevues, les espérées, les permanentes, les qui durent, les dont on voudrait bien se débarrasser.

C’est fonctionnel. mais pas que.

Ca sert à s’amuser, et ça donne beaucoup de plaisir.

Ca vibre.

Et parfois ça a des pannes.

Bref. C’est une extension de soi qui concentre l’essentiel.

Je lui ai donné un nom. Super viril, hein, attention.

Je choisis avec grand soin mes tenues. Faut une poche. Et que ce soit suffisamment ajusté pour que je le sente là sans devoir en faire plus. Plus pratique et moins gênant que de tripoter. Ah les slims (et au passage voilà pourquoi les mecs ont osé porter des slims. Une simple question de sensation de toucher sans toucher. Ah Ah. Démasqués!)

Et surtout… JE LE TOUCHE. Partout. Tout le temps. J’ai un besoin viscéral de m’assurer qu’il est là. Qu’il va pas se barrer (en couilles).

Il est dans ma poche. JE LE TOUCHE. Il est posé sur la table, à côté de moi. JE LE TOUCHE.

JE LE TOUCHE, partout tout le temps.

J’ai l’angoisse de la bite qui fout le camp. Je crains la défaillance membratoire.

En fait, je suis presque devenue un homme.

Angoissé en permanence par la perte de ce qui constitue ma quintessence.

J’ai peur de perdre ma bite.

C’est grave doc’ ?

Enfin notez, c’est tout les nanas ça: essayer de s’approprier par tous les moyens nos attributs alors qu’elles sont déjà pas mal servies de ce côté là… Putain elles ont bien des seins, elles !

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