Tag Archives: amour

#26: M’amour

1 Nov
Ce qui ne devait durer qu’un moment s’éternise. Pas parce que j’en ai envie, mais essentiellement parce que je n’arrive pas à le quitter. Ce n’est même pas pour ne pas lui faire de mal, lui, je m’en fiche, j’ accorderai plus d’importance à une fourmi qu’à lui. En me disant qu’il m’aime, il s’est ridiculisé. Je ne pourrai plus jamais le prendre au sérieux, ni même avoir de l’estime pour lui. Comment  être aussi aveugle? Lire la suite
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#25 Prune

30 Oct

Prune. Mon grand père continue à m’appeler comme ça. Même si le petit fruit acidulé des débuts est maintenant presque mûr. Mes si mes joues ont pali. Même si mes yeux s’ombrent désormais de rimmel. Même si je porte des jeans troués. « Oui, c’est fait exprès, papy. » Poussée comme de la mauvaise graine, comme ces herbes folles qu’il s’échine à domestiquer dans son jardin. Son jardin. Peu de pelouse, par contre un potager immense, sur lequel il passe des heures. Tracer des sillons, semer, entretenir, veiller à la bonne santé des plantes et des fleurs. Lire la suite

#24: les grands ensemble

22 Oct

Syl. Soutien inconditionnel, et sans faille. La fille qui me fait le plus marrer au monde. C’est vrai qu’à l’école, notre binôme ne passe pas inaperçu. C’est vrai qu’on a un peu tendance à exclure les autres de notre petit couple. Après tout, nous sommes quasi en auto suffisance, nous avons l’amitié autarcique. Elle et moi, c’est un truc fort, précieux, et sans qu’on aie jamais nommé ce qui nous anime, on sait pertinnement toutes les deux qu’on s’apporte exactement ce qui manque à l’autre. Lire la suite

#23: M’amour

21 Oct

M’amour. C’est lui qui m’appele comme ça. Et même si je trouve ça ridicule, purement absurde, je laisse faire. Mon histoire avec le beau gosse n’a pas duré. Par dépit plus que par passion, jesuis retournée ans les bras du blond. Il est plutôt quelconque, maigrelet, innofensif. Parfait. C’est exactement le genre de type auquel je ne peux pas m’attacher. C’est pile poil ce que je veux. Profiter d’une présence, sans devoir sacrifier au jeu du je t’aime, de la souffrance, de la jalousie. Expérimenter un garçon, ses lèvres, ses baisers, ce que cela fait de plaire à quelqu’un, de tenir compte d’un autre dans ses priorités. Je trouve ça plutôt intrigant. Je n’en suis pas amoureuse. Lire la suite

#22: C’est-quoi-ton-nom-déjà?

20 Oct

Un mec chasse l’autre. Un peu plus paumé que le précédent, heureusement, il existe une telle variété dans les tares et les addictions humaines qu’au moins on a toujours l’impression de découvrir autre chose. De l’alcoolo au drogué, du repris de justice au mec dangereusement borderline, on en voit passer. Les Yeux Extraordinaires et les cheveux d’Or ont au moins cette bulle d’air, quand ils partent chez leur père. Moi, je n’ai rien.
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#21: Sand

19 Oct

Sand. C’est elle qui m’a appelée comme ça la première fois. Syl. Syl and Sand. Ca sonne. On est très copines. Même si ça n’avait rien d’évident. Un an passé dans cette école que j’ai détesté avec elle ne nous a pas fait nous rencontrer. Il a fallu une autre école, encore, et cette solidarité de la vague connaissance qui se crée et se renforce confrontée à quelque chose de plus grand, plus fort qu’elle. Lire la suite

#19: Gourmande

17 Oct
La nourriture et moi. La bouffe et moi. Une histoire spéciale. Un héritage paternel dénoncé. Et certainement aussi du côté maternel, quoiqu’en moins assumé. Mon gargantua de père, mon colosse de père, pourtant si fantomatique, faisait des repas une fête sans fin. A préparer longtemps à l’avance, à s’en pourlécher les babines, à élaborer des associations de goûts, de couleurs. A crouler sous les amoncellements de viandes, de
sauces, de légumes, d’accompagnements. De calories. Mon père était sans mesure.
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