Tag Archives: nimportequoitesque

#33: Sansan

25 Nov

Sansan. Ma mère. Il va encore être question d’elle. Il est toujours question d’elle, d’une manière ou d’une autre. C’est dans sa nature, elle ne peut pas s’en empêcher. Automatiquement, les regards se tournent vers elle. Séductrice, elle est loufoque, grande gueule, amusante à ses heures. Elle les fascine tous. Les hommes, évidemment. Mais même mes potes sont sous le charme. Ils adorent son personnage un peu barré, louent ma chance d’avoir une mère aussi cool. Ma mère n’est pas cool, elle a simplement une maladie mentale sérieuse qui lui donne des moments de grande exaltation où elle est capable d’être terriblement drôle, imprévisible, géniale. Lire la suite

#3: Cosette

25 Août

Cosette. C’est lui qui m’a appelée comme ça la première fois. Et puis le reste de la famille a suivi. A 6 ans, je n’avais qu’une conscience limitée de ce que pouvait représenter un surnom pareil. Je n’y voyais qu’un prénom que je sentais , d’une manière instinctive, chargé de mépris. Je n’ai lu les Misérables que bien plus tard, mais à sa manière, ma grand mère m’en avait fait une sorte de pitch, comme on dit au cinéma. Cosette, la gamine malheureuse, chargée des corvées. Cosette aux mille larmes. Lire la suite

#2: Prune

24 Août

« Prune ». De tous les surnoms que l’on m’a donné, je crois que c’est un de ceux que j’ai préféré. Parce qu’il n’est pas seulement un petit nom original, sans signification particulière pour personne sauf pour ceux qui le partagent, ce n’est pas juste cette dimension un peu secrète et intime qui me plaisait tant, et continue de me plaire. Ce mot d’initié, réservé à moi, moi seule. A mon usage unique. Comme s’il avait été inventé pour moi, créé pour moi. C’est surtout que dès que je l’entends, dès qu’au détour d’un livre, d’une phrase, je tombe sur ce mot anodin pour n’importe qui, je retrouve ses yeux bleus gris perçants, ses bras constellés de tâches de rousseur,cette intonation particulière qu’il avait, mélange de ce savoureux accent liégeois, dont la gouaille rappelle un peu celui du titi parisien, et de celui de l’homme qui a tout vécu ou presque. Lire la suite

Pimp my clito

19 Août

Ah, cosmopolitan, cet inépuisable vivier, … D’abord, on ne va pas se mentir. Quelque part, peu ou prou, on lit TOUTES cosmo. Pour de sombres desseins, ou d’idiotes raisons, ou simplement pour ramener un peu de coefficient dindasse dans nos vies de self made-women MILFS, et consorts. Bref. Je ne nous jette pas la pierre, ne serait ce que pour se gausser gentiment de ces articles pseudos nunuches exacerbées et clairement en rut.

Je lis Cosmo. Comme une récréation élégante au milieu des mes journées de boulot. Cosmo, c’est un peu les cinq minutes du Magnum que tu bouffes en cachette, parce que c’est plein de saloperies, donc en tant que fille aspirante parfaite tu fais genre « oh, non, moi je mange uniquement de la glace au lait cru bio de la ferme (avec germes inside). En gros, c’est le plaisir coupable. Et la honte, c’est si bon. Lire la suite

Et sinon, toujours morue?

18 Août

J’ai toujours cette impression étrange de dédoublement, spécialement sur le net, mais pas que. Une espèce de fausse folie, un truc entièrement construit, voulu, pensé, désiré et qui s’anamorphose selon le bon désir/plaisir/goût des gens qui me lisent. Ou c’est moi qui suis concave, convexe, je ne sais plus bien…

C’est toujours avec étonnement que je lis de ci de là, ou que j’entends que je peux provoquer chez d’autres des réflexions, voire des sentiments (autre qu’un afflux massif sanguin à des endroits que la décence ne nous permet pas de nommer ici => pardon, il fallait la placer), … Lire la suite

Jean Bon? Non moi c’est Michel

2 Août

Dans un voyage en absurdie

Que je fais lorsque je m’ennuie,

J’ai imaginé sans complexe

Certains font du sudoku, Michel refait la carte du cul. Chacun son dada.

Qu’un matin je changeais de sexe,

Que je vivais l’étrange drame

D’être une femme, D’être une femme.

Il annonce la couleur très tôt. Drame. Bon les filles, sortons les kleenex. Lire la suite

Deux pointent z’héros

30 Juil

Et puis on tourne en rond à se chercher sans s’attraper
On prend des claques, on bifurque, on effleure
On y croit, toucher, biaiser, c’est un leurre
Tant et tant de pas de rien, de contredanses avant un baiser
Les peut-être érigés

Comme des totems narquois
Bras ballants on reste la
Si et seulement si … On avait moins peur, moins froid
Si on pouvait se retrouver à la marelle tu veux de moi?
Embrasse moi, donne tes lèvres, donne toi
Cessons là ces jeux d’ indiens, prête moi ta main
On se tiendra au bord du chemin, sans trop s’évader
On sera prudents au fil de l’eau ne pas s’noyer
Comme des gosses on foncera en fermant  les yeux
Oubliant les chutes possibles et les évidents bleus
On remettrait a zéro les mémoires.  Effacer l’historique
Coder autre chose.  D’ illusoire. Binaire la mécanique.