Tag Archives: psyàlacon

je vais bien, t’en fais pas

29 Août

Ce qu’on écrit, il ne faut jamais le négliger… Même si à priori, les mots ne cachent rien, sont pas pour faire vivre le personnage, et exister le mélodrame… Parfois il y a plus profond derrière. Une profondeur qui envoie des signaux d’alerte. Et quand vous avez la chance d’avoir des gens qui tiennent suffisamment à vous et vous connaissent assez pour s’en apercevoir, l’inquiétude nait. On vous demande des comptes, on vous évalue, mine de rien. A quel point est elle triste? A quel point va -t-elle faire des conneries? Est elle dépressive? Lire la suite

#2: Prune

24 Août

« Prune ». De tous les surnoms que l’on m’a donné, je crois que c’est un de ceux que j’ai préféré. Parce qu’il n’est pas seulement un petit nom original, sans signification particulière pour personne sauf pour ceux qui le partagent, ce n’est pas juste cette dimension un peu secrète et intime qui me plaisait tant, et continue de me plaire. Ce mot d’initié, réservé à moi, moi seule. A mon usage unique. Comme s’il avait été inventé pour moi, créé pour moi. C’est surtout que dès que je l’entends, dès qu’au détour d’un livre, d’une phrase, je tombe sur ce mot anodin pour n’importe qui, je retrouve ses yeux bleus gris perçants, ses bras constellés de tâches de rousseur,cette intonation particulière qu’il avait, mélange de ce savoureux accent liégeois, dont la gouaille rappelle un peu celui du titi parisien, et de celui de l’homme qui a tout vécu ou presque. Lire la suite

#1: Poupée

23 Août

« Poupée ». C’est cette petite fille sur la photo. Assise sur un tas de pavés, devant une maison anonyme comme il y en a des milliers. Un jeans déchiré au genou, sûrement un vestige d’une chute récente. Un improbable gilet en mouton, ou un truc approchant. Des cheveux blonds tranchant avec la casquette rouge enfoncée jusqu’aux yeux. Un sourire léger, presque figé. La pellicule l’a gardé comme ça. Hésitant. Elle doit avoir quatre ou cinq ans. Lire la suite

Et sinon, toujours morue?

18 Août

J’ai toujours cette impression étrange de dédoublement, spécialement sur le net, mais pas que. Une espèce de fausse folie, un truc entièrement construit, voulu, pensé, désiré et qui s’anamorphose selon le bon désir/plaisir/goût des gens qui me lisent. Ou c’est moi qui suis concave, convexe, je ne sais plus bien…

C’est toujours avec étonnement que je lis de ci de là, ou que j’entends que je peux provoquer chez d’autres des réflexions, voire des sentiments (autre qu’un afflux massif sanguin à des endroits que la décence ne nous permet pas de nommer ici => pardon, il fallait la placer), … Lire la suite

Grosse fatigue

16 Août

L’ennui, quand tu ouvres un blog, c’est que t’es censé le remplir de temps à autres. Genre te bouger un peu et écrire des trucs intelligents/drôles/complètement cons/pertinents/enfin bref n’importe quoi qui justifie que de temps en temps des lecteurs enamourés/indignés/hilares/consternés viennent apposer leurs petites pattes sur leurs claviers et entretiennent le ping pong de l’échange virtuel.

Sauf que des fois, t’as pas envie d’écrire. Matériellement, tu as le temps. Tu as même le calme nécessaire à ta concentration, sauf que rien ne vient. A part des idées d’articles marronniers spécialement affligeants du style

« l’amour c’est le bien », « le pantalon carotte c’est caca », « les vacances quand tu pars pas ça fait chier la bite ». Lire la suite

Moi, émoi

23 Juil

Tu sais, parfois je rêve d’être comme toi. Pour toi c’est simple, facile. Les gens viennent à toi, comme ça, sans que tu te poses plus de question que ça. Ils rient, comme tu claques des doigts. A la renverse, leurs gorges s’offrent, tu vois leurs canines ourler les lèvres de petits tranchants ivoires, tu perçois ce son qui n’est que par toi, ils attendent. Que tu continues, parce que tu es comme ça. C’est comme ça qu’ils te voient, lumineuse, drôle, épanouie.

Moi j’aimerai avoir cette conviction là. J’aimerai être sûre à chaque pas que je fais, que le sol soit solide, qu’il ne mollisse pas sous mes pieds, que je ne vais pas m’effondrer. Comme un château de cartes. Lire la suite